* Etrange ? Vous avez dit étrange ? Certaines personnes peu habituées à la
pratique du végétalisme pourront trouver " particulier " de devoir s'exposer
au soleil pour obtenir la vitamine D et de devoir faire attention à son
apport en vitamine B12. Mais n'est-il pas autant " particulier " de devoir
élever et tuer des animaux pour se nourrir de leurs organes, ou de boire
leur lait et manger leurs oeufs ? Qu'est-ce-qui rendrait ces pratiques moins
" particulières " ? Juste l'habitude. Faire des élevages de micro-organismes
(levure et bactéries) n'est pas une idée plus bizarre que faire des élevages
d'animaux pour les tuer. Elever des bactéries et des micro-organismes est à
la fois moins cruel et moins dépensier en énergie. Ce sont bien les seules
différences. Toutes les habitudes nouvelles surprennent car on fait toujours
plus attention à ce qui sort de la norme, qu'à une banalité, mais lorsqu'elles
se généralisent, et deviennent à leur tour banales, plus personne ne s'en
étonne. Les premiers agriculteurs humains ont dû certainement passer pour
des personnes ayant des pratiques " bizarres " lorsque la cueillette et la
chasse étaient les seuls moyens pratiqués par les humains pour se procurer
des aliments.
* Les produits nocifs végétaux : ils sont très variés chimiquement et
beaucoup sont toxiques. Il faut éviter de manger sans savoir. Même ceux que
l'on consomme traditionnellement peuvent être toxiques, surtout s'ils ne
sont pas bien préparés. La plupart des légumineuses sont toxiques crues. La
moutarde, etc.. sont néfastes à haute dose. Se méfier des moisissures qui
sont souvent cancérigènes ; par exemple certaines qui se développent sur les
arachides mal entreposées (aflatoxines, cancers du foie en Afrique). Le
chou, là où on en mange beaucoup, induit des déficits d'iode. Tout ceci n'est
pas très grave, il suffit seulement de manger varié.
Les végétaux contiennent souvent des substances qui diminuent l'absorption
de certains nutriments, comme l'acide oxalique pour l'absorption du calcium.
Il y a aussi l'acide phytique, présent dans les plantes avec les fibres, et
qui amène certains pontes à déconseiller le pain complet, qui en a plus que
le pain blanc. L'acide phytique diminue l'absorption du calcium, du fer,
etc.. Mais chez le consommateur habitué à une alimentation végétale riche en
acide phytique, il apparaît progressivement une activité phytasique dans la
flore digestive, ce qui permet une utilisation satisfaisante du calcium
alimentaire malgré l'ingestion d'acide phytique. Le tanin (thé, cacao, et
dans une moindre mesure certains fruits et légumes verts) diminuent l'absorption
des protéines et des vitamines B12, B1 et du fer. Le soja mal cuit contient
une substance qui diminue l'absorption des protéines.
* Ils nous rendent malade : Le végétalisme est souvent l'objet de vives
critiques de la part de médecins, de diététiciens, de l'entourage, etc..
Celles-ci sont, généralement, de nature à engendrer une certaine angoisse
chez les néophytes qui se lancent un peu dans l'inconnu. Or, on sait que le
stress peut avoir des conséquences néfastes sur le fonctionnement et l'équilibre
d'un organisme : par exemple, il induit un état d'acidose, et exerce une
influence négative sur la flore intestinale. Il augmente également la
perméabilité de la membrane cellulaire au calcium et au magnésium appelés à
l'extérieur de la cellule par la tension physique de l'individu stressé. Ces
éléments sont alors éliminés en quantités importantes dans les urines. La
carence calcique et magnésienne se traduit notamment par divers symptômes
connus sous le terme de spasmophilie et tétanie, maux qui peuvent être
soignés avec succès par l'application de techniques de relaxation mentale
telles que la sophrologie.
Si un végétalien débutant est traumatisé par les mensonges et les sarcasmes
de son entourage, le doute s'installera dans son esprit. Une angoisse en
partie inconsciente le poursuivra peut-être pendant des mois, voire des
années. Perte de calcium et de magnésium, puis spasmophilie feront leur
apparition. Il se sentira mal dans sa peau, déprimé, épuisé nerveusement. A
juste titre, il attribuera ses malaises à une carence, mais au lieu d'en
soupçonner la véritable cause (dans le cas présent : le stress), il
commencera à perdre confiance dans la valeur du végétalisme. Et face à tous
les propos négatifs exprimés par son entourage, il lui faudra une solide
dose de personnalité, d'esprit critique et d'intelligence pour ne pas
renoncer à son idéal. On voit, ainsi, comment un végétalien débutant, mal
entouré socialement et fréquemment en état de stress, peut avoir des
difficultés à trouver son équilibre psychosomatique.
* Les chiens et les chats végétariens / végétaliens : Les chiens peuvent
parfaitement être végétaliens. Un chien, sur un plan purement pratique,
mange le plus souvent très facilement ce qu'on lui donne. Une alimentation à
base de riz, de céréales (pain, pâtes, semoule), légumineuses, légumes et
fruits, lui convient parfaitement et les précautions à prendre, sont les
mêmes que pour l'alimentation humaine végétarienne ou végétalienne. Des
croquettes végétales sont parfois trouvables dans des magasins bio
(importées du Royaume-Uni et des Pays-Bas). Pour les chats par contre, il n'est
pas possible de les nourrir à base de végétaux sans suppléments. Ils ont
besoin de trois nutriments qu'ils ne peuvent se procurer dans les végétaux :
la vitamine A, la taurine et l'acide arachidonique. Ces différents produits
peuvent être synthétisés à partir de minéraux. Il existe au Royaume-Uni et
aux USA un supplément pour chats regroupant ces trois produits manquants
dans les végétaux. Il peut être commandé au Royaume-Uni à la Vegan Society
(voir contact dans les liens) ou en France à l'association Veg'et Chat (Veg'et
Chat, Valérie, le Cordier, 6 rue le Cordier, 30000 Nîmes. Site :
http://www.vegechat.org/ ), il n'est pas très cher. C'est une poudre dont il
faut donner environ 2g par jour, avec des recettes à faire soi-même
(fournies avec le produit). Pour les chats, le passage se fait globalement
aussi bien qu'entre deux marques de boîtes. Ces recettes contiennent de la
levure, qu'il est de toute façon conseillé de leur donner pour sa grande
teneur en protéines. Elle est généralement très appréciée par les chats. La
levure destinée à l'alimentation humaine peut parfaitement faire l'affaire.
Des croquettes végétaliennes pour chiens et chats, voir les sites Internet
suivants : www.aminews.net (fabriquant italien marque AMI) ou, en français
sur : www.alternature.com (cette adresse permet l'achat en ligne de la
marque AMI). http://www.vegi-service.ch/ (pour chats),
http://www.vegusto.ch/ (pour chiens, rubrique "Tierfutter"
http://www.vegusto.ch/tierfutter-01.htm ), http://www.yarrah.com/ (mais de
la vitamine D3 d'origine animale est présente dans les produits végétariens.
Trouvable en France en magasins bio). Produits vegans pour chiens et chats :
www.vegancats.com
Il est amusant de savoir que la consommation exclusive de viande que donnent
certains humains à leurs chiens et chats les rend malade : " l'ostéofibrose
est beaucoup plus répandue et rend compte de troubles variés. En pratique, l'affection
est si souvent liée à une consommation exclusive de viande (laquelle est
prise pour l'aliment idéal du carnivore), qu'on la désigne communément sous
le terme de " syndrome du régime tout viande ". L'excès protéique d'un tel
régime ne peut qu'aggraver les conséquences du déséquilibre phosphocalcique
puisqu'il entrave l'assimilation du calcium. En outre, il s'accompagne de
carences en cuivre, iode, vitamine A et B2, également néfastes à l'ostéogenèse
" (Walker et Linkswiller, 1972).
* La présure : Tous les fromages vendus couramment sont fabriqués à l'aide
de présure (à l'exception des fromages frais comme le yaourt, le fromage
blanc et les fromages Casher, et encore il vaut mieux vérifier quel ferment
a été utilisé, on a souvent de drôles de surprise). Cette matière est
sécrétée par le quatrième estomac des jeunes ruminants, appelé caillette, et
contient une enzyme qui permet au lait de cailler.
En Europe, les coagulants les plus utilisés sont la présure de veau et les
mélanges présure / pepsine bovine (autre enzyme sécrétée). La coagulation du
lait est un stade essentiel de la fabrication du fromage. Pour l'obtenir, on
découpe en minces lanières les caillettes qui sont mises à macérer pendant
cinq jours dans de l'eau salée maintenue à 35°C, puis on filtre. Il faut
près de 2 litres de coagulant pour produire une tonne de fromage.
A noter que la présure animale est imposée par la réglementation pour les
fromages sous appellation d'origine (AOC) et les fromages sous label rouge.
Selon la législation française le terme " présure " est réservé aux seules
enzymes extraites des caillettes de jeunes bovidés. Les produits issus
d'autres sources ne peuvent prétendre à l'appellation " présure ", c'est
notamment le cas des enzymes fongiques issues de fermentation. Dans le cas
de ces enzymes, on parle de coagulants.
Signalons pour les végétariens l'existence de coagulants végétaux. Ils ont
beaucoup de propriétés communes avec la présure animale, mais elles agissent
à des températures plus élevées, entre 40 et 90°C. Signalons notamment, les
feuilles de la grassette vulgaire pour préparer le caillé. C'est une petite
herbe vivace des tourbières et des régions montagneuses, assez commune en
France. Autre plante coagulante très répandue en France, le gaillet vrai ou
gaillet jaune, dit caille-lait jaune; de plus grande taille, elle abonde
dans les prés. Aux Baléares, les paysans font bouillir le lait, et pendant
qu'il est encore très chaud, ils le brassent au moyen d'une jeune branche de
figuier fendue en croix. Presque instantanément, le lait se prend en une
masse homogène, qui est mangée à la cuillère. Aussi, peuvent être utilisés
comme coagulant végétal, la chardonnette (dont on trouve les fleurs en
herboristerie ou dans quelques pharmacies), l'artichaut, l'ivraie enivrante,
la luzerne, la garance, etc..
On peut aussi, parfois, trouver des coagulants végétaux dans des magasins
bio.
Certains fromages ne contiennent pas de présures animales. 2 marques ont le
logo " végétarien " d'Alliance Végétarienne. Contactez ces fabricants pour
savoir où acheter leurs produits près de chez vous : ÖMA France, 12230 St
Jean du Bruel. Tél. : 05 65 62 18 94, Fax : 05 65 62 17 33. Fromagerie
Milleret, BP 5, 70700 Charcenne. Tél : 03 84 65 68 68. Ceux de la société
Milleret sont distribués en grandes surfaces : Carrefour et Leclerc. Ecrivez
quand même aux firmes pour vérifier, car elles peuvent changer leurs
procédés de fabrication avec le temps.
Des " fromages " végétaliens à base de soja existent aussi actuellement :
marques Sojami et From'Soy, disponible en magasins bios (renseignez-vous
pour les ferments utilisés). Ils sont crémeux et faciles à tartiner.
Aussi disponible Soya County des spécialités végétales à base de lait de
soja fermenté. Pâte pressée, en tranches, affinés frais, pâtes à tartiner
... Pour savoir où les trouver contacter le fabriquant : Biofun, 1 rue du
Poiré sur Velluire, BP 2, 85370 Le Langon. Tél : + 33 (0)2 51 52 89 40, Fax
: + 33 (0)2 51 52 89 41. E-mail : biofun@wanadoo.fr .
D'autres " fromages " végétaliens ont la particularité de " fondre ". Un de
ces fromages végétaliens qui provient du Royaume Uni s'appelle le
Vegi-Cheese, (nom anglais : Cheezly, fabricant anglais : Redwood. Leur site
: http://www.redwoodfoods.co.uk/ ). L'importateur-distributeur pour la
France est Pural, 24 route de Seltz, BP38, 67930 Beinheim, tel : 03 69 11 11
11. Toutes les boutiques qui ont Pural parmi leurs distributeurs devraient
pouvoir le commander. Renseignez-vous pour connaître le magasin le plus
proche de chez vous.
* Des cadavres partout ! : Lorsque vous achetez des produits dans les
magasins, regardez toujours la composition. Des produits les plus inattendus
peuvent contenir des produits d'origine animale (bonbon ou yaourt à la
gélatine, olive au lactose, pain grillé à la graisse animale, biscuit à la
graisse animale, vérifier toujours la composition du pain, l'amidon modifié
serait d'origine animale, etc. ). C'est effarant à quel point les produits d'origine
animale sont inclus dans n'importe quelle préparation alimentaire. C'est à
se poser des questions sur l'équilibre psychologique des fabricants (quelle
idée de mettre du lactose dans les paquets d'olives !). La vie des animaux
est tellement niée que l'humain s'en sert pour tout et n'importe quoi, comme
s'ils n'étaient que des objets. De plus, la production de viande génère
tellement de déchets (un boeuf ne " produit " que 200 kg de viande, même pas
la moitié du poids de l'animal, le reste du cadavre n'est pas consommable en
temps que viande) que l'industrie de la viande ne sait pas quoi en faire. On
retrouve, parfois, de la viande (ou du sang, etc.) dans des engrais pour
végétaux (ne vous étonnez pas si vos pots de fleurs sentent la
putréfaction.).
On peut retrouver de la gélatine dans de nombreux produits, tel que : des
bonbons, des allumettes, les pellicules photo, le papier photo, certains
papiers spéciaux pour imprimantes, des glaces, des desserts lactés, des
yaourts, des gélules pharmaceutiques, et même nos billets de banque sont
faits avec. Souvent même on l'utilise pour clarifier la bière, le vin, des
jus de raisin et de pomme, etc. Dans ce dernier cas, évidemment, ça ne
figure pas dans la liste des ingrédients, c'est pour ça qu'il est important
d'écrire aux fabricants pour savoir ce qu'il en est exactement, et leur
signifier par la même occasion nos attentes de consommateurs : leur dire que
oui, il y a des gens que ça dérange de savoir que leur jus de pomme est
filtré avec des vessies de poisson, ou que leur papier photo est fabriqué
avec des tendons de porc broyés, qu'en tant que consommateurs on attend un
peu plus d'éthique dans la fabrication des produits qui nous sont proposés.
Beaucoup d'additifs sont extraits de cadavres d'animaux ou de produits d'origine
animale. Méfiez-vous de tous les ajouts de vitamines dont il n'est pas
spécifié l'origine. Par exemple la vitamine D3 est d'origine animale
(extraite de poisson en général), on la retrouve souvent dans des
margarines, même lorsqu'il y a écrit en gros sur l'emballage " margarine
100% végétale " (la loi autorise un certain pourcentage de manière d'origine
animale pour un produit s'affichant 100% végétal ! !). La D2, par contre,
est d'origine végétale.
A noter que pour fabriquer 1g de vitamine B12 d'origine animale, il faut 20
tonnes de foie.
En Europe, les additifs alimentaires sont désignés par des sigles. Se sont
les " E ", il en existe au total 3800. Certains ne sont pas précédés par le
préfixe " E ", cela signifie qu'ils n'ont pas été approuvés par la CEE.
Les " E " suivant sont d'origine animale : E120 (cochenille), E441
(gélatine), E542 (phosphate d'os), E901, E904, E910 (L-cystéine), E913
(lanoline), E920 (L-cystéine hydrochloride), E921 (L-cystéine hydrochloride
monohydrate), E966 (lactose hydrogéné).
Les " E " suivant peuvent être d'origine animale : E101 (lactoflavine ou
riboflavine), E101a (riboflavine 5 - phosphate), E153 (charbon noir), E161b
(xanthophylles), E161(g) (xanthophylles), E236 (acide formique), E237
(formiate de sodium), E238 (formiate de calcium), E270 (acide lactique),
E322 (lécithines), E325 (lactate de sodium), E326 (lactate de potassium),
E327 (lactate de calcium), E421, E422 (glycérol), E425, E430, E431, E432,
E433, E434, E435, E436, 440 (pectine), 442, E470a, E470b, E471 (mono et
diglycérides d'acides gras et leurs esters), E472a (mono et diglycérides d'acides
gras et leurs esters. Idem pour b, c, d, e, f), E472b, E472c, E472d, E472e,
E472f, E473 (sucroesters), E474 (sucroglycérides), E475 (ester
polyglycériques d'acides gras alimentaires non polymérisés), E476, E477
(monoesters du propylène-glycol d'acide gras), E478, E479b, E481
(stéaroyl-2-lactylactate de sodium), E482 (stéaroyl-2-lactylactate de
calcium), E483 (tartrate de stéaroyle), E491, E492, E493, E494, E495, E570
(acide stéarique), E572 (stéarate de magnésium), E585, E627 (guanylate de
sodium), E631, E635, E640, E920, E1518.
Acide lactique / E270 : d'origine animale (lait) ou végétale.
Albumine : issue des oeufs mais aussi parfois du lait, des muscles ou du
sang. Origine végétale possible.
Allantoïne : acide urique provenant des mammifères, que l'on retrouve dans
certains liquides vaisselles et en cosmétologie. Origine végétale possible.
Ambre gris : substance parfumée issue de l'intestin des cachalots. Employé
comme fixatif pour les parfums et comme arôme dans l'alimentaire.
Arômes naturels : peut signifier tout ou n'importe quoi.
Aspartame / E951 : l'acide aspartique qui entre dans sa composition n'est
pas toujours végétal.
Bifidus : composant de la flore intestinale des nourrissons, utilisé
industriellement comme ferment lactique. Du bifidus vegan existe aussi.
Bile : liquide sécrété par le foie.
Blanc ou huile de baleine : huile issue de la tête des cachalots ou des
dauphins. Utilisée en cosmétologie, dans l'industrie du cuir et certaines
margarines.
Castoréum : issu des sécrétions glandulaires du rat musqué et du castor. NB
: " castor oil " ne signifie pas huile de castor mais huile de ricin.
Caséine : protéine de lait.
Cellules fraîches : prélevées sur des foetus d'animaux.
Chitine : issue des carapaces des crustacés.
Cire d'abeille / E901 : entre souvent dans la composition des baumes pour
les lèvres et autres produits cosmétiques. Elle est aussi utilisée pour
fabriquer bougies et crayons.
Civette : sécrétion odorante obtenue en stimulant par la torture un
mammifère appelé civette.
Cochenille / E120 : pucerons que les péruviens élèvent sur des cactus, et
qui sont broyés pour obtenir un colorant (rouge). Ce colorant est utilisé
dans les aliments (charcuterie, confiserie), médicaments (sirops, pilules)
et cosmétiques (rouges à lèvres et à joues).
Collagène : protéine fibreuse des vertébrés. Très courante en cosmétologie.
Disodium de phosphate / E631 : peut être préparé à partir d'extrait de
viande ou de sardines séchées.
Elastine : on en trouve dans l'aorte et les ligaments du cou des bovins.
Gélatine : ingrédient très répandu, obtenu en faisant bouillir tendons, os,
ligaments. Utilisation : épaississant dans les crèmes desserts, les bonbons,
les glaces, les gâteaux, les marshmallows, les yaourts, etc.
Gelée royale : sécrétion des glandes pharyngiennes de l'abeille servant à
nourrir les jeunes larves.
Glycérine / glycérol / E422 + monoglycérides / diglycérides / E471 / E472 :
graisses animales utilisées notamment dans les biscuits. Origine végétale ou
synthétique possible.
Hexaphosphate inositol de calcium : toujours d'origine animale.
Huile de poisson : très courante dans les margarines.
Insuline : hormone sécrétée par le pancréas des boeufs et des cochons et
utilisée par les diabétiques. Il existe des alternatives synthétiques et de
l'insuline humaine fabriquée en laboratoire.
Isinglass : gélatine fabriquée à partir de vessies de poisson, utilisée pour
clarifier les vins et les bières. NB : la plupart des bières et des vins
contiennent des produits animaux (isinglass, oeufs, sang, gélatine, .) pour
clarifier, conserver, colorer, etc..
Kératine : provient notamment des ongles, poils, plumes de divers animaux.
Lactose : sucre du lait, on lui connaît aussi une forme d'origine végétale.
Lanoline : substance extraite du suint de la laine des moutons. Utilisée en
médecine et cosmétologie.
Lécithine / E322 : extrait d'oeufs, soja, sang ou tissus névralgiques. On en
trouve un peu partout dans les produits alimentaires. Il existe aussi de la
lécithine de soja.
Levure de bière (saccharomyces cerevisiae) : est issue de la fabrication de
la bière. Certaines levures peuvent être cultivées à partir de sous-produits
lactosés, provenant de la fabrication du fromage.
Musc : obtenu à partir des glandes abdominales d'un certain type de cervidé.
Couramment employé en parfumerie.
Noir animal : os calcinés employés pour raffiner certains sucres.
Oestrogène : issu soit des ovaires des vaches soit de l'urine de juments
maintenues enceintes spécialement dans ce but et dont les poulains sont
systématiquement éliminés à la naissance. Utilisation : pilules
contraceptives (ex : Premarin). Forme synthétique possible.
Pepsine : issue de l'estomac des cochons, utilisée comme coagulant.
Petit-lait : provient du lait. Souvent rencontré dans les biscuits et les
bonbons.
Phosphate de calcium : peut être fabriqué à partir d'os animal. Ainsi le
E542 est toujours d'origine animale. Utilisé, semble-t-il, plus
particulièrement au Royaume-Uni et entrant notamment dans la composition des
cachets et celles des comprimés de minéraux.
Présure : coagulant. L'immense majorité des fromages en France en contient.
Cela provient de l'estomac des veaux nouveau-nés qui sont ainsi sacrifiés
pour la fabrication du fromage. Il existe des présures végétales mais on les
rencontre très rarement.
Progestérone : hormone sécrétée par les glandes de différents animaux.
Propolis : gomme recueillie par les abeilles pour la construction de la
ruche. On en rencontre essentiellement dans les produits cosmétiques.
Saindoux : graisse animale.
Suif : graisse animale que l'on retrouve généralement dans les savons et les
bougies. Origine végétale possible.
E631 : dont le nom anglais est " sodium 5' inosinate ", est toujours d'origine
animale.
* Le vin et la bière : Ils peuvent contenir des produits d'origine animale :
les vins contenant trop de résidus dans les tonneaux sont filtrés à l'aide
de substance d'origine animale piégeant les impuretés : gélatine, vessie
natatoire d'esturgeon, carapaces broyées de homard ou de crabe, sang, poudre
de sang séché, blanc d'oeufs, lait écrémé, lait maigre centrifugé, poudre de
lait écrémé, caséine, l'albumine de sang, l'ovalbumine, et des produits
minéraux : argiles clarifiantes (bentonite), alumine. Après le filtrage le
produit est séparé du vin (il peut en rester néanmoins toujours un peu). Des
procédés mécaniques sont aussi utilisés : clarification par tamisages (tamis
inox possédant des mailles de 0,4 à 1,5 voir 2mm. L'ultra et la
microfiltration sont des techniques de filtration des jus à travers des
filtres de très faible porosité, de l'ordre du micron, souvent constitués de
céramique) et par centrifugation.
Des marques de bière incluent dans leur préparation de la gélatine et du
blanc d'oeuf.
Les marques de bières suivantes sont acceptables pour les végétaliens (pas
de produits animaux utilisés dans la composition ou le processus de
production) : Heineken, Pelfort, Hoegaarden, Orval, Grimbergen, Judas,
Leffe, Belle vue, Bécasse, Chimay, Brugs, Mort subite (gueuze et Kriek).
Les marques suivantes peuvent être acceptables, mais il subsiste un doute
sur le processus de fabrication (filtration) : la Maudite, la fin du Monde,
l'Eau Bénite, Rodenbach, Paülaner, Lowenbraü, Duvel, Maredsous, Gulden
Draak, Pietra, Colomba, Carlsberg, Tuborg.
Vérifiez toujours auprès des fabricants tout de même. Mieux : abstenez-vous
d'alcool.
Article paru le 23/06/99 dans le journal " La Dépêche " : Du sang de boeuf
dans le vin ! Deux cent kilos de produits clarifiants à base de sang de
boeuf, interdits en Europe depuis 1997, ont été saisis entre le 7 et le 14
juin dans des entreprises liées à la viticulture, dans le Vaucluse et dans
les Bouches-du-Rhône. Les produits saisis, appelés à être mélangés au vin,
étaient conditionnés dans des sacs de 1 kg, sous forme de poudre de sang
séché. L'essentiel a été retrouvé chez des viticulteurs et revendeurs de
produits oenologiques. Les communes où ils ont été saisis font partie des
aires d'appellations d'origine contrôlées (OAC), Côtes-de-Provence et
Côte-du-Rhone. Neuf saisies ont été effectuées chez 14 opérateurs et 800
hectolitres de vin ont été consignés par précaution, en attendant les
résultats des analyses.
* Ce que nous entendons par " être " végétarien ou végétalien : pour nous,
cela signifie ne jamais faire d'écart volontaire. Consommer des végétaux,
des oeufs et du lait pour les végétariens et uniquement des végétaux pour les
végétaliens, chaque jour de chaque année. Cela peut sembler évident,
pourtant, nous rencontrons souvent des personnes qui se réclament
végétariennes et qui, lorsqu'on discute un peu, disent consommer de temps à
autre de la viande. Ceci, n'est pas pour nous être végétarien, mais " manger
très peu de viande ", ce qui est déjà un bon début, néanmoins. Lorsqu'on vit
au milieu d'omnivores, on peut parfois consommer des aliments contenant des
produits animaux (graisses animales, gélatine par exemple), car on ne nous a
rien dit, ce n'est pas une action volontaire, et chaque végétarien ou
végétalien y fait très attention. Ces " accidents " peuvent malheureusement
arriver. Il faut être très prudent lorsqu'on mange avec des personnes et
dans des lieux peu habitués au végétarisme et au végétalisme. Il nous semble
très important d'être rigoureux car si nous ne le sommes pas, nous ne serons
pas pris au sérieux et nous ne montrerons pas que le végétarisme et le
végétalisme sont des modèles de vie valables. De plus, c'est en étant de
plus en plus nombreux à être strictement végétarien ou végétalien que la
société devra s'adapter et proposer des produits et des services convenant
aux végétariens et aux végétaliens. La demande crée l'offre, nos achats sont
un pouvoir. C'est en s'affirmant partout et non en pliant que nous serons
acceptés et que nos pratiques se banaliseront. Parfois aussi, si nous n'avons
accès qu'à des médicaments non-végétariens ou non végétaliens, pour nous
soigner, nous n'avons à ce moment aucun choix. Ceci ne dépend pas, alors, de
notre volonté. C'est une raison de plus d'avoir une bonne hygiène de vie
pour ne pas tomber malade.
* Combien y a-t-il de végétariens et de végétaliens ? : les statistiques
récentes, définissent le nombre de végétariens à, entre, 1% de la population
française (cahiers de l'OCHA, op. cit., p. 55) et 1,5% (CFES, baromètre
santé nutrition, 1996, p. 32). Ce qui est en accord avec les statistiques de
l'INSEE. Le Quid 1997 (Quid 1997, éd. Robert Laffont, p. 1265) indique "
quelques centaines de milliers ". Le nombre de végétaliens est, lui, défini
à 0,2% de la population française (CFES, baromètre santé nutrition, 1996, p.
32). En réalité, ces statistiques sont fortement surévaluées. Si on se
réfère à une étude très détaillée faite sur 94 adhérents d'une association
végétarienne (Alliance Végétarienne), en 1997, alors qu'on peut supposer que
se sont des personnes qui sont très bien informées, juste 61% étaient
végétariennes " à temps plein ", 6% étaient végétaliennes " à temps plein "
et 33% mangeaient un peu de viande. Rapporté à une population plus vaste et
moins impliquée, et si on ne prend en compte que ceux qui sont végétariens
depuis une période significative d'au moins deux ans (il faut commencer un
jour, mais être végétarien depuis peu n'est pas significatif), le nombre de
végétariens et de végétaliens en France doit être plutôt au moins deux fois
inférieur à ces statistiques. La population végétarienne et végétalienne n'est
pas non plus stable, certains arrêtent au bout de quelques mois ou quelques
années, certains le redeviennent à nouveau, des omnivores évoluent aussi
vers le végétarisme et le végétalisme.
En 2002, les associations végétariennes européennes (E.V.U., website:
www.european-vegetarian.org ) donnaient les statistiques suivantes sur le
nombre de végétariens (y compris les végétaliens) dans la population : 10%
au Royaume-Uni, 8% en Allemagne, 7% en Suède, 6% en Irlande, 5% en Italie,
5% aux Pays-Bas, 4% en Autriche, 4% en Norvège, 4% en Suisse, 2% en
Belgique, 2% en Espagne. Ces chiffres sont peut-être surévalués et devraient
être divisés par deux pour être plus conformes à la réalité.
22% de la population indienne serait végétarienne (chiffre tiré du livre des
Dr. V.V. Gokhale et Kalyan Gangwal, " Shaakahar ki maansahar ? "). Les plus
représentatifs étant les Jaïns au nombre de 3 à 4 millions, strictement
végétariens, voire même végétaliens.
* Le bio ne rime pas toujours avec végétarisme et végétalisme : Les
agriculteurs " bios ", peuvent des fois utiliser des déchets d'abattoir pour
fertiliser leur sol (sang, viande, os, farine de plumes, poils de cochon).
Beaucoup utilisent du fumier, des fientes, purins, issus d'élevages d'animaux.
Certains utilisent du guano. Il est pourtant tout à fait possible de ne pas
utiliser de tels produits (compost végétal par exemple).
Des animaux (rongeurs, taupes, oiseaux, etc. ) peuvent être tués
accidentellement lors des travaux agricoles. Des insectes peuvent aussi être
tués, volontairement pour protéger les cultures ou involontairement lors des
travaux agricoles.
L'agriculture industrielle, actuellement, utilise essentiellement des
produits d'origine minérale (engrais azoté fabriqué chimiquement) pour la
fertilisation. Les pesticides qu'elle utilise sont testés sur les animaux.
* Les pesticides : on ingère des pesticides quand on mange des végétaux,
sauf s'ils sont bios (en théorie), mais les animaux d'élevage aussi, et les
éleveurs ne leur donnent pas des aliments bio. On connaît le phénomène de
concentration dans les chaînes alimentaires, et il est à parier, que la
viande, le lait et les oeufs sont nettement plus riches en résidus de
pesticides divers que les végétaux qu'on peut manger à la place. De plus,
comme le passage par le corps d'un animal est un gaspillage de ressources
(il faut plusieurs grammes de protéines végétales pour obtenir un gramme de
protéines de viande), la production de viande impose à l'agriculture de
hauts rendements ; d'où la nécessité accrue d'utilisation de pesticides
(testés sur les animaux).
* Des produits végétaliens pré-cuisinés :
- les margarines végétales : attention à la composition ! Actuellement dans
les magasins de la région toulousaine, juste quelques marques sont
acceptables pour un végétalien : marques " Bonneterre " et " Rapunzel Soma "
si on fait confiance à la composition marquée sur l'emballage, elles sont
trouvables en magasins bio. Pour celles des grandes surfaces, la marque "
Prima " serait acceptable (à vérifier). Les autres contiennent du lait ou
des dérivés du lait, du lactose, de l'arôme de lait, etc. des graisses
animales, de la vitamine D3. Vérifiez toujours la composition car elle peut
évoluer dans le temps et n'hésitez pas à contacter le fabriquant. " 100%
végétal " ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'ingrédient autre que végétal.
- des saucisses végétales : magasins bios uniquement actuellement.
- yaourt végétal : le ferment peut être d'origine animale. Le bifidus et l'acidophidus
utilisé par " Sojasun " seraient des bactéries (pas d'information plus
précise). Leurs produits ne contiennent pas de présure. Des yaourts végétaux
de " Sojasun " sont fortifiés en vitamine B12, mais nous n'avons pas d'info
sur l'origine de la B12, écrivez-leur.
- galettes végétales, crème de soja sont trouvables dans des magasins bios
ou même en grandes surfaces (bien lire les étiquettes de composition !).
- du chocolat noir 100% végétal est trouvable en grande surface, toutefois,
il n'est pas sûr que lors de la fabrication, les usines qui produisent du
chocolat au lait et du chocolat végétal, nettoient méticuleusement les
appareillages entre les séries. Elles ne sont pas, non plus, à l'abri d'une
erreur. Ceci est valable pour toutes les usines non strictement
végétariennes ou végétaliennes et pour tous les produits. Les firmes
spécialisées dans les produits 100% végétaux sont plus sûres et sont à
privilégier. Il existe aussi de la poudre de cacao à 100% qui à moins de
risque de contenir des traces de produits animaux que le chocolat en
tablette.
* Adresses de sociétés qui vendent des chaussures et des habits de très
bonne qualité, en imitation cuir. Elles font de la Vente Par Correspondance.
Avant de passer une commande, vérifier que le modèle que vous voulez est
toujours disponible et demander quel délais de livraison est garanti.
ETHICAL WARES
Caegwyn, Temple Bar, Felinfach, Ceredigion, SA48 7SA, Royaume-Uni. Tél :
01570 471155, Fax : 01570 471166
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15 Chichester Drive East, Saltdean, Brighton BN2 8LD, Royaume Uni. Tél : +44
(0)1273 302979
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12 Gardner Street, Brighton, East Sussex BN1 1UP, Royaume-Uni. Tél / Fax :
01273 691913
Internet : http://www.vegetarian-shoes.co.uk
E-mail : information@vegetarian-shoes.co.uk
VEGANLINE
2 Avenue Gds, London SW14 8BP, Royaume-Uni. Tél : 0044 208 286 9947. Fax :
0044 208 878 3006
Internet : http://www.veganline.com/ ou
http://www.veganline.com/francais.htm
E-mail : veg@animal.nu
* Le prix du végétarisme et du végétalisme : Des personnes nous disent
parfois qu'être végétarien ou végétalien doit coûter cher. Pourtant les
aliments qui sont les plus chers ne sont nullement les pommes de terres, les
pâtes, le pain, les haricots, le riz, la salade, les carottes, pommes,
bananes, poires, en résumé les céréales, légumineuses, légumes et fruits. L'aliment
de consommation courante le plus cher est la viande, il est même synonyme de
richesse par rapport aux végétaux, pour beaucoup d'omnivores. Alors qu'est-ce
qui serait cher dans les végétaux ? Les végétaux bios ? Mais encore faut-ils
les comparer à la viande " bio ". Les végétaux bios ne sont pas plus "
végétariens " ou " végétaliens " que les autres, si des fois nous en
prenons, ce n'est pas pour cette raison (mais plutôt pour des raisons de
sauvegarde de l'environnement par exemple), et nous pouvons parfois nous
permettre ce " luxe " car notre alimentation nous fait faire des économies.
Pour la plupart d'entre-nous, nous ne mangeons pas chaque jour des galettes
végétales, saucisses végétales, des crèmes de soja, et d'autres préparations
précuisinées végétales. Nous n'en avons nul besoin. Nous pouvons consommer,
bien sûr, du lait de soja, des margarines végétales, qui peuvent être un peu
plus chers que les produits concurrents à base de lait de vache, mais il est
clair que globalement l'argument financier qui voudrait faire croire qu'être
végétarien ou végétalien est cher ne tient pas la route. De plus, si le lait
de soja est plus cher actuellement que le lait de vache, c'est uniquement dû
aux faibles quantités de lait de soja fabriquées. Tous ces produits
végétariens et végétaliens, fabriqués en masse, auraient un prix dérisoire.
* Le végétarisme et le végétalisme et le sport : pour ceux qui douteraient
de la possibilité d'être végétarien et végétalien et d'avoir un bon niveau
sportif, deux sites Internet à visiter : http://www.vegesport.org (en
français) et http://www.veganbodybuilding.org/ (en anglais).
* Un label de qualité végétarien et végétalien : l'association Alliance
Végétarienne a mis en place un label certifiant que les produits sont
valables pour les végétariens et / ou les végétaliens. Il est important de
montrer notre préoccupation pour la composition strictement végétarienne et
végétalienne des produits car ainsi les fabricants s'en inquièteront ! La
peur de perdre des clients les fera réagir. Renseignez-vous à Alliance
Végétarienne pour avoir leur liste. N'hésitez pas à écrire, téléphoner aux
firmes pour demander des renseignements sur la composition de leurs produits
(en précisant pourquoi vous vous renseignez), plus nous serons nombreux à le
faire, plus elles y feront attention !
* Le calcium : il est le minéral qui abonde le plus dans notre corps qui en
contient normalement 2 %. 99% du calcium se trouve dans les os et les dents.
Il joue un rôle vital dans la formation des os, la coagulation du sang, la
conduction nerveuse et musculaire mais aussi la régulation de l'équilibre
acido-basique (dont le pH neutre se situe entre 7,35 et 7,45). Cet équilibre
permet la fixation de tous les minéraux. Si le terrain se trouve en pH
acide, il y a déperdition des minéraux. Les besoins par jour de calcium
varient entre 600 et 1200 mg, un peu plus pour la femme enceinte, 1600 mg.
Une baisse de calcium dans le sang circulant, entraîne des crises de tétanie
et de spasmophilie. Une hausse de calcium dans le sang, entraîne troubles
digestifs, constipation, lésions osseuses et calculs. La thyroïde et le
thymus secrètent une hormone qui régule le taux sanguin du calcium et de
phosphore afin d'empêcher la résorption osseuse.
Pour favoriser la fixation du calcium, il convient d'éviter les excès
alimentaires en sucres blanc et roux (toutes préparations qui en
contiennent), en céréales (complètes ou non), sodium (sel), vin, alcool et
le tabac. Les aliments contenant des conservateurs "polyphosphatés" ont la
réputation de neutraliser le calcium (certaines charcuteries et fromages
industriels, entre autres, en contiennent). Les pollutions atmosphériques et
les stress répétés sont également facteurs acidifiants ainsi que certains
médicaments. La viande, pour sa part, contient peu de calcium et en plus
elle en augmente les besoins parce qu'elle est riche en phosphore. Le
phosphore est nécessaire, mais en pratique, on en a toujours trop. Cela
augmente la perte de calcium dans les urines. Il est souvent admis qu'un
excès de protéines diminue l'absorption du calcium, la viande est peut-être
ainsi doublement néfaste sur le sujet du calcium, par l'excès de phosphore
et par l'excès de protéines qu'elle engendre. L'excès de protéines contribue
pour beaucoup au déclenchement de l'ostéoporose (fragilisation des os qui
deviennent poreux), une maladie qui affecte de façon endémique les sociétés
occidentales omnivores (et non les végétariens et les végétaliens), et
surtout les femmes après la ménopause. Les végétaux sont parfois de bonnes
sources de calcium : tout le calcium d'une vache vient de là. Cependant,
beaucoup contiennent des quantités non négligeables d'acide oxalique, qui en
diminue l'absorption (rhubarbe, épinards, oseille, pomme de terre). Il est
bon de manger régulièrement des légumes frais (à feuilles) variés. Il vaut
mieux ne pas abuser de la levure, à cause de sa richesse en phosphore.
L'absence de produit laitier fait souvent peur aux personnes de manquer de
calcium, pourtant nos ancêtres (8000 ans en arrière) ne consommaient pas de
lait de vache et leur os étaient plus forts en calcium. On dit que le lait
de vache est une source importante de calcium. Seulement le calcium de lait
de vache nous est difficilement accessible : celui-ci contient beaucoup trop
de phosphore pour notre organisme. Or, cet élément stimule les deux glandes
parathyroïdes qui, du coup, bloquent le processus d'assimilation du calcium.
D'autre part, les protéines spécifiques contenues dans le lait de vache ont
pour fonction de transmettre l'information nécessaire à l'élaboration de
l'osséine (un filet sur cartilage retenant les minéraux). Or cette
élaboration n'est pas adaptée à notre espèce mais au veau. Ce qui veut dire
que chez le bébé, l'enfant et l'adulte, une partie des minéraux ne sera pas
assimilée. Et ce n'est pas en prenant plus de lait de vache que le corps
aura son quota de calcium, bien au contraire. Dans un autre domaine, le lait
de vache contient très peu de lipase en comparaison avec le lait maternel.
Or, la lipase joue un rôle important chez le nourrisson car elle compense
une déficience du suc pancréatique qui n'est pas encore bien établi chez les
tout petits. Les produits laitiers sont aussi responsables d'infections
alimentaires, et ils sont tenus pour responsables d'un certain nombre d'affections
allergiques, en particulier de la sphère O.R.L. (oreille, nez, gorge), dues
à des réactions d'intolérance aux constituants du lait.
Nous trouvons suffisamment de calcium assimilable dans une alimentation
végétale équilibrée. Un sport régulier, non excessif, adapté à chacun,
permet aussi de maintenir la calcification, la consolidation des os et la
prévention de l'ostéoporose. Les principaux régulateurs du calcium sont la
vitamine D (synthétisée dans la peau sous l'action de la lumière solaire) et
l'hormone parathyroïdienne qui augmente la calcémie en mobilisant le
calcium. Pour une meilleure assimilation, le calcium devrait s'accompagner
de magnésium. Le manganèse pour sa part évite les dépôts anarchiques de
calcium évitant ainsi les rhumatismes et l'arthrose.
Sources fiables de calcium (les chiffres mentionnés correspondent à la
quantité en mg pour 100g) : fruit frais (10 à 40), abricot sec (80), noix
(80), figues sèches (170), soja (250), amandes (150), chou (429), chou vert
(180), algues (500 à 1500), céréales (30 à 50), blé germé (90), orge germé
(280), sésame (130), lentilles (80), noisettes (200), épinards (125),
brocolis (58), graines de lin (260), cressonnette (250), navets, légumes
verts feuillus, fruits doux et mi-acides, graines et oléagineux, eau
calcaire, mélasse noire, farine de soja, haricots blancs, tofu (s'il est
précipité avec du sulfate de calcium) et des produits enrichis (attention à
l'origine du calcium, il peut être animal).
* Vitamine D : elle est nécessaire pour pouvoir métaboliser le calcium. Elle
est donc importante pour la dentition et le squelette. Il n'y en a que très
peu dans les végétaux. En fait, il ne s'agit pas d'une vitamine car elle est
élaborée dans l'organisme (une vitamine est, par définition, ingérée avec l'alimentation).
Elle est formée dans la peau sous l'influence des rayons ultraviolets (U.V.)
de la lumière solaire, c'est pourquoi une exposition directe est nécessaire.
Le verre ne laisse passer aucun U.V. ; les nuages et les vêtements fins les
retiennent partiellement. Il n'y a pas de difficulté à recevoir assez de
lumière solaire en été. Durant cette saison, le corps emmagasine même une
provision de vitamine D qui est stockée pour l'hiver. Même pour les gens qui
consomment des produits d'origine animale (dans lesquels on trouve de la
vitamine D), on a pu déterminer que 80% environ de la quantité de vitamine D
utilisée est produite au niveau de la peau.
Il est important de prendre l'air et de s'exposer à la lumière du soleil en
hiver également, surtout pour les femmes enceintes et allaitantes, les
nourrissons, et les enfants en bas âge. Exposer sa figure et ses avant-bras
est suffisant ; bien sûr, on peut toujours exposer une plus grande surface
de son corps, ce qui n'est que mieux. Une promenade quotidienne d'un quart d'heure
à la lumière du jour est suffisante pour les gens qui ont une peau de
couleur claire (2 ou 3 fois par semaine peut suffire). On peut aussi
toujours faire un jogging en short et T-shirt, c'est une bonne occasion de s'exposer
au soleil, quelle que soit la météo. Un temps de 40 minutes par jour environ
est nécessaire pour les gens à peau foncée. Ces derniers ont une peau
adaptée aux régions plus ensoleillées et courent un risque de carence
nettement plus important sous notre climat. Au-delà des durées indiquées
ci-dessus, la peau ne produit plus de vitamine D. Il vaut mieux ne pas se
laver de suite après l'exposition au soleil (blocage de la réaction de
formation de la vitamine D, causé par le produit qu'on utilise pour se
nettoyer) et les crèmes solaires, ainsi que tout autres produits appliqués
sur la peau, peuvent gêner ou empêcher la formation de la vitamine D. Des
suppléments en vitamine D vegan existent au Royaume-Uni (vitamine D2).
* Le fer : une grande partie du fer de l'organisme se trouve sous forme d'hémoglobine.
Celle-ci a pour fonction de transporter l'oxygène vers les tissus. On
différencie le fer selon qu'il est héminique (issu de la viande) ou
non-héminique (provenant des oeufs, des produits laitiers et des végétaux).
Celui qui nous concerne, le fer non-héminique est moins bien assimilé que le
premier. Cependant, l'absorption peut en être améliorée si on associe au fer
de la vitamine C (ou acide ascorbique : dans les kiwis, le chou cru, les
pommes de terre, les légumes verts feuillus, les poivrons verts, les mûres,
les mangues, les agrumes, les tomates, . ) de l'acide malique (pommes,
citrouilles, prunes) ou encore de l'acide citrique (agrumes). Par contre, la
présence de tanins (thé, café, vin . ) produit l'effet inverse. Les
symptômes d'un manque en fer sont : fatigue, faiblesse, diminution globale
des capacités physiques et mentales, maux de tête, moins de mémoire, plus
distrait, troubles de la concentration, nervosité, pertes d´appétit,
problèmes respiratoires, troubles cardiaques, terrain plus exposé aux
affections, peau pale et sèche, ongles cassants et plus fins, lèvres
gercées, chute des cheveux (fourchus et cassants).
Sources fiables, les données sont en mg pour 100g (on a besoin de 10 a 15 mg
par jour) : laitue 2,O - carottes 2,9 - choux verts 2,2 - petits pois et
haricots verts 2,0 - haricots blancs 6,1 - épinards 3,1 - persil 6,2 - choux
rave 0,5 - artichauts 1,3 - bananes 0,7 - fraises 1,0 - pêches 0,6 - oranges
0,4 - raisins secs 3,5 - noix 3,1 - cacahuètes 2,2 - noisettes 4,5 - amandes
4,7 - pistaches 7,3 - basilique 43,0 - curry 75,0 - cumin 48,0 - marjolaine
moulue 73,0 - thym moulu 135,0. Et aussi : céréales complètes, oléagineux,
légumes verts feuillus, graines, légumineuses, utilisation de plats en
fonte, mélasse noire.
