Demander à quelqu'un de se remettre en cause n'est pas facile. Il faut d'une
part comprendre les raisons qui rendent utile cette remise en cause et d'autre
part en avoir la volonté. On peut constater les difficultés que rencontrent
des personnes qui essaient d'arrêter de fumer, de boire et de se droguer,
ou, celles qui sont violentes et qui suivent des thérapies. Pourtant, dans
ces exemples, les remises en cause ne provoquent pas de marginalisation, au
contraire, alors que le végétarisme et le végétalisme, outre de ne pas être
forcément facile à accepter pour sa propre estime - comme toutes remises en
cause -, nous rend différent des autres, on est regardé d'un oeil suspect et
parfois raillé. On se rend la vie socialement plus compliquée.
Il faut arriver à insuffler l'énergie du changement aux personnes, en
gardant toujours à l'esprit comment on a été soi-même (on a mangé de la
viande !), et, qu'on ne peut pas réduire quelqu'un à une seule de ses
spécificités. Traiter d'assassin quelqu'un qui mange de la viande, alors qu'il
n'a jamais réfléchi à ce problème ou qu'il ne l'a jamais vu sous cet angle,
est injuste et n'engage pas la discussion sur un bon pied : mieux vaut
expliquer pourquoi nous trouvons inacceptable l'acte de tuer un animal pour
le manger.
Lorsqu'on a le choix, être végétalien, consommer des produits non-testés sur
les animaux, s'habiller avec des vêtements sans morceaux d'animaux (cuir,
fourrure, laine, etc.), ne demande pas de temps, ne coûte pas plus cher (on
fait même des économies), n'empêche pas de se consacrer au bien être des
humains et permet d'élargir son respect pour la vie à l'ensemble des êtres
conscients. C'est oeuvrer concrètement dans sa vie de tous les jours, se
sentir utile, avoir l'impression de faire quelque chose de bien et de
constructif.
Il est toujours facile de critiquer l'attitude des autres, en rester à de
belles phrases, sans soi-même faire d'efforts de remise en cause. On peut
demander à quelqu'un d'évoluer, mais en connaît-on la difficulté ? Devenir
végétarien ou végétalien permet de se remettre en cause, c'est une bonne
expérience car on peut ainsi prendre du recul par rapport aux idées qu'on
accepte généralement comme étant évidentes. On se rend compte qu'on peut
très bien être un oppresseur sans en avoir conscience, et en même temps on
comprend véritablement le sens du mot " intolérance " car on doit la subir
dans cette société.
C'est un acte concret de rupture avec le passé, c'est prouver que ceux qui
croient qu'on ne peut pas vivre sans manger de viande se trompent. C'est se
rendre compte clairement des manipulations et des bourrages de crâne faits
sur ce sujet (et, en même temps, en faisant un parallèle, sur d'autres
sujets). On se rend compte du poids extrême de la tradition et des
mécanismes de transmission de la culture à travers les générations. C'est
aussi, à partir de ce moment, se méfier des " vérités " reconnues par "
tous ", des préjugés. C'est oser s'affirmer, malgré l'hostilité et sa
minorité. C'est faire preuve de caractère.
Etre végétarien ou végétalien, au contraire de ce que croient certains, n'est
pas une privation de quelque chose, si ce n'est tuer des animaux pour les
manger, un manque, quelque chose de dur, un martyr qu'on s'auto-imposerait,
c'est seulement se sentir mieux en ne mangeant que des végétaux plus
succulents et savoureux les uns que les autres, considérer qu'on a aucun
droit sur la vie d'autrui (tant qu'on ne cherche pas à nous tuer). Etre
végétarien ou végétalien est oeuvrer concrètement pour un mode de vie moins
cruel. Ce n'est pas, par contre, être un extrémiste, un radical, un
idéaliste ou faire partie d'une élite. Chacun voit ce qu'il souhaite faire,
dans quelle situation il se sent le mieux. Le plus important est de faire
quelque chose de concret. Il n'y a pas de compétition, son action doit être
honnête et non avoir pour but de briller aux yeux des autres ou de se
distinguer, ce qui apporterait des déceptions car être végétalien, au
quotidien, n'est ni extraordinaire, ni excitant.
Au début, dans l'enthousiasme du changement, peut-être que certains
végétariens ou végétaliens seront tentés d'être méchants vis à vis des
omnivores (pour plus vite oublier ce qu'ils étaient avant ou par réaction
face à l'hostilité et l'incompréhension de leur entourage qu'ils n'arrivent
pas à expliquer), mais ce n'est qu'une étape. Lorsque la tourmente du
changement sera passée, que cette expérience aura été analysée et que du
recul sera pris, cette étape laissera place, en principe, à plus de
sérénité.
Des consommateurs de viande endoctrinés par ce qu'on leur a dit et répété
mille fois, viendront essayer de vous montrer que vous n'allez pas assez
loin, ils vous parleront des insectes (alors qu'on ne tue généralement les
insectes que lorsqu'ils nous nuisent ou par accident), des plantes qui
seraient conscientes (sans le prouver, alors qu'à l'heure actuelle les
scientifiques localisent la conscience de soi dans le cerveau et l'expliquent
par le fonctionnement neuronal. Les plantes n'ont pas de cerveau, donc elles
ne doivent pas avoir conscience de leur existence et souffrir), des animaux
que vous pourriez tuer par accident en voiture (amalgame facile d'une action
volontaire et d'une action involontaire), etc.. Mais qu'en ont-ils à faire
de tout ça ? Rien ! Ils sont déjà incapables de faire aussi peu que nous. C'est
juste pour essayer de discréditer votre action et excuser leur propre
attitude. Ils se rendent bien compte que tuer des animaux pour les manger
est cruel, alors ils cherchent à se convaincre qu'être végétarien ou
végétalien n'est pas meilleur. Répondez-leur que si ce qu'ils nous
reprochent a de l'importance pour eux, ils n'ont qu'à l'appliquer eux-mêmes,
sinon, leurs paroles sont sans valeur.
Toutefois, la voie de l'affrontement avec les consommateurs de viande n'est
sans doute pas la meilleure. On ne convainc pas d'évoluer des personnes qu'on
déteste car on les fige dans une position défensive en les attaquant de
front. Convaincre des personnes d'être végétaliennes et plus généralement
faire changer d'avis une personne est loin d'être évident. Mais c'est
logique, il faut bien voir que son interlocuteur est autant persuadé que
soi-même d'avoir raison, et qu'il se contente parfaitement de sa façon de
vivre car il a trouvé un équilibre avec ses idées & pratiques. Il est assuré
de ne jamais finir à la place des animaux dans un abattoir, et n'ayant pas
le même parcours historique et la même culture que soi, il est
compréhensible que sa façon de vivre lui semble logique et bonne. Chacun
agit ainsi.
Lorsqu'on discute avec quelqu'un, il ne faut pas s'attendre à ce que cette
personne dise tout d'un coup dans la conversation " tu as raison, je vais
moi aussi être végétalien ". C'est très progressif : en général, on ne se
remet pas en question spontanément, heureusement, car dans ce cas, lors de n'importe
quelle discussion, ses idées pourraient radicalement changer, et ceci est
évidemment incompatible avec une attitude de vie durable. Il faut que la
personne y réfléchisse à nouveau, tourne et retourne tout ça dans sa tête
avant d'avoir une chance de changer d'avis. Réfléchir avant d'évoluer est
une preuve de maturité.
La plupart des végétariens et des végétaliens ne le sont pas de naissance,
chacun peut évoluer, chacun est doté d'un cerveau et peut réfléchir, mais l'évolution
est lente car nous n'avons pas tous le même vécu. Le dialogue entre les
êtres n'est pas une science exacte, certains seront plus ou moins sensibles
à différents arguments, chacun est différent et tous ne peuvent pas
facilement changer leurs idées. Se faire comprendre, exprimer d'une façon
claire, pour l'esprit des autres, ses sentiments n'est pas un acte évident.
Il est bon, pour " comprendre " l'attitude des autres, de se souvenir de sa
propre réaction sur le sujet avant ; sa propre incompréhension passée. Il
est bon, aussi, même si ce n'est pas un exercice facile, de réfléchir à
comment vous auriez souhaité qu'on vous parle de ce sujet à l'époque où vous
n'y connaissiez rien. Je me souviens qu'à une époque, je ne pensais pas que
vivre sans manger de viande soit possible, et lorsque j'avais appris, à l'école,
qu'une fille d'une autre classe, que je ne connaissais pas, était
végétarienne, je me disais qu'elle allait devenir malade, que c'était
impossible (si elle était devenue malade, la cause aurait été plus l'hostilité
de son entourage que son alimentation) car c'est ce qu'on m'avait toujours
dit. Il faut dire qu'à cette époque, on me faisait croire que lorsqu'on
égorge des animaux, ça ne leur fait pas mal. Avec le recul, je me rends
compte que j'étais stupide et naïf. Tout le monde peut évoluer, même si cela
n'est pas facile pour la plupart des gens, et que, plus on vieillit, plus ça
devient dur.
Même si peu de personnes de votre entourage évoluent, le seul fait d'exister
parmi eux leur prouve que c'est possible, qu'il est envisageable d'exister d'une
façon moins cruelle et en voyant votre obstination, ils finiront au moins
par admettre et accepter votre choix comme une façon de vivre, et non comme
quelque chose de loufoque et passager, ce qui est un premier pas vers un
changement de comportement. Plus de tolérance existera pour les futurs
végétariens et végétaliens, et ça facilitera leur vie.
Ce n'est peut-être pas la meilleure solution que de changer ses habitudes
trop rapidement. Lorsqu'on mange de la viande depuis 15 ou 20 années, notre
corps s'est habitué à cette façon de se nourrir. On sait se préparer un
repas et puis on est intégré dans un groupe socioculturel qui agit avec nous
d'une certaine façon.
Changer son alimentation, signifie modifier tout cela. Il faut, soi-même,
son corps et son entourage, assimiler ses nouvelles habitudes. Il faut
apprendre à composer des repas sans viande, à trouver des magasins et des
restaurants où on peut trouver des aliments sans viande, et puis se trouver
des ami(e)s qui font pareil ou avoir des connaissances qui changent comme
soi-même. La gestion de son changement doit autant être considérée au niveau
personnel qu'au niveau de son entourage. C'est très important de ne pas
rester isolé.
Il faut aussi que notre corps se déshabitue au goût du sang, il y a un
sevrage à faire. En ayant toujours à l'esprit d'où vient la viande, ce n'est
pas trop difficile de se débarrasser de cette habitude. Le sevrage est fini
lorsqu'on voit plus dans un morceau de viande, un morceau de chair comme la
nôtre, qu'un aliment qui est bon à manger. Il n'y a pas de différence autre
que culturelle, entre un steak de viande humaine et non-humaine, des faits
divers et l'histoire humaine sont, hélas, là pour le rappeler
(cannibalisme). Certains y arrivent du " jour au lendemain ", d'autres
mettent plus de temps.
Pour les vêtements, et les produits qu'on utilise, qui contiennent des
composants d'origine animale (cuir, os, gélatine, etc.) et qui sont testés
sur les animaux : le mieux est de s'en débarrasser petit à petit, lorsqu'on
doit les remplacer. Bien sûr, si vous attendez quelques mois ou quelques
années, pour changer vos chaussures en cuir, par exemple, des omnivores,
toujours prompt, à vous faire remarquer vos imperfections (alors qu'eux sont
incapables d'en faire autant que vous), vous ferons probablement remarquer
que vous porter des chaussures en cuir. A moins d'être très riche, on ne
peut pas tout remplacer en un jour, l'évolution se fait plutôt dans le
temps.
Il faut aussi expliquer, réexpliquer à son entourage en long, en large et en
travers pourquoi on ne veut plus de viande. Il faudra affronter leur
questionnement et leur recherche de contradiction dans notre attitude. C'est
logique, ils s'inquiètent de ce changement et leur inquiétude est juste la
traduction de l'affection qu'ils vous portent. Ce n'est pas étonnant que nos
parents et ami(e)s s'inquiètent pour nous, c'est le contraire qui serait
étonnant. Que se passe-t-il ? Pourquoi ? Est-ce une secte ? Ne va-t-il
(elle) pas tomber malade ? etc.. Ce n'est pas facile à supporter tout le
temps. Certaines personnes disparaîtront de nos fréquentations parce qu'elles
n'auront plus de point commun avec nous ou qu'elles se sentiront agressées
par notre changement. Chacun sait plus ou moins d'où vient la viande et ce
que cela veut dire pour les animaux, mais la plupart n'ont ni la volonté, ni
le courage de faire l'effort d'arrêter de manger de la viande. Votre courage
leur montre leur propre lâcheté, les place dans le camp des oppresseurs,
alors ils ne l'acceptent pas et ne veulent pas changer, ils préfèrent
changer d'ami(e)s. Il ne faut pas s'étonner qu'ils vous laissent tomber et
qu'ils soient même méchants avec vous, c'est juste une façon pour eux de se
justifier et de se défendre, de fermer les yeux sur ce qu'implique la
consommation de viande pour les animaux. C'est d'ailleurs instructif de voir
des personnes promptes à dénoncer l'attitude des autres sur certains sujets
(fascisme, racisme, sexisme, goût du pouvoir, etc.) être incapables de faire
le moindre effort de remise en cause lorsque ce sont elles qui sont dans la
position de l'oppresseur. C'est toujours facile de critiquer les autres en
se considérant comme un être pur.
Malgré tout, il faut toujours se souvenir que chacun peut évoluer, nous l'avons
fait, alors pourquoi pas les autres ? C'est plus positif d'éviter les
affrontements directs et de rechercher à éveiller la curiosité de son
milieu. Ils voient de toute façon que c'est possible de vivre moins
cruellement, c'est déjà ça. Il faut savoir être patient et persévérant car
les mentalités évoluent lentement.
D'autres connaissances seront moins présentes, et puis peut-être que
quelques-uns changeront eux aussi et arrêteront de faire tuer. La vie est
ainsi : on perd des gens de vue, on en côtoie d'autres suivant notre
évolution et suivant les changements de notre vie.
Il faut probablement 1 ou 2 ans pour changer sa façon de se nourrir. L'important
n'est pas que le changement soit rapide, mais qu'il soit durable. Il est
plus efficace de mettre 2 ans à stopper sa consommation de viande et ne plus
changer jusqu'à sa mort, que de changer du jour au lendemain dans un violent
désir de recherche d'identité et de suivre un autre chemin au bout de 3 ou 4
ans lorsque trop de contraintes n'équilibrent plus sa recherche d'identité.
De plus, c'est avec le temps qu'on gagne en crédibilité : si vous êtes
végétarien ou végétalien depuis quelques mois ou un an, et qu'à côté vous
êtes vindicatifs, vous ne serez pas pris au sérieux, car la durée de votre
engagement n'est pas suffisante. Quand vous le serez depuis, au minimum, une
dizaine d'années, les autres agiront différemment avec vous, et vous aussi,
vous saurez peut-être mieux gérer vos relations avec le milieu
non-végétarien. Il faut chercher à être cohérent entre ses paroles et ses
actes, c'est la seule façon d'être crédible.
De nos jours, être végétarien ou végétalien dans nos sociétés occidentales n'est
pas trop difficile au niveau du choix des aliments (à moins d'être très
pauvre ou privé de liberté). On peut avoir des végétaux en toute saison et
les congélateurs, conserves et réfrigérateurs permettent de stocker la
nourriture. Sans compter les végétaux qui se conservent facilement et qui
sont utilisés depuis très longtemps comme toutes les céréales, légumineuses,
noix et noisettes, et fruits secs et autres confitures, etc.. Pour s'habiller,
ce n'est pas non plus très difficile de trouver des habits en coton ou
synthétique. Des chaussures en toile et synthétique sont trouvables en
France, sinon de très bonnes chaussures peuvent être commandées à des firmes
végétariennes et végétaliennes au Royaume-Uni (voir contacts à la fin de
cette brochure).
Pour son entretient physique, du savon (aux huiles végétales, non-testées
sur les animaux) pour se laver le corps et les cheveux (les shampooings 100%
végétaux, non-testés sur les animaux peuvent être chers) et du dentifrice (100% végétal et
non-testé : Weleda " pâte dentifrice végétale " est facile à trouver en
magasins bio) sont largement suffisants. Les maquillages et parfums sont des
masques superflus, mais pour celles et ceux qui n'arrivent pas à s'en
passer, il en existe des non-testés sur animaux et 100% végétaux (bien
vérifier la composition).
Il faut être strict dans ses choix pour développer un marché, une
acceptation de ces idées et pour en faire parler.
Dans cette société où l'exploitation animale est présente partout, il est
difficile d'y échapper complètement (à moins de vivre en autarcie).
Néanmoins, il existe une différence entre manger 200 grammes de viande, 1
litre de lait et 2 oeufs par jour et consommer quelques grammes de
sous-produits d'origine animale par an.
Tout végétarien ou végétalien qui vit dans cette société a été confronté à
ce problème d'apprendre que le produit qu'il a consommé contenait un peu de
graisse animale ou des ingrédients de ce type. Il y a aussi une différence
entre se dire végétarien ou végétalien et consommer de la viande, et faire
un écart involontaire. Cela peut paraître surprenant, mais il est
malheureusement fréquent de rencontrer beaucoup de personnes se réclamant
végétariennes (voire végétaliennes) et consommant occasionnellement de la
viande. C'est tout le problème de la fiabilité des témoignages humains. La
personne se présente comme végétarienne ou végétalienne mais en discutant un
peu plus, on apprend qu'elle fait des écarts lorsqu'elle va manger à l'extérieur
de chez elle, ou, qu'elle mange des animaux marins. Comme le " Dalaï-Lama "
qui se dit végétarien un jour sur deux. On croit rêver, mais ceci n'est
malheureusement pas rare. La durée du végétarisme et du végétalisme est
aussi à prendre en compte. Des personnes le sont durant quelques mois,
quelques années (ou quelques heures.) mais abandonnent pour diverses
raisons, la pression sociale est probablement le motif le plus courant
(notre milieu de vie influence beaucoup notre comportement). Il est
important d'être strict pour être pris au sérieux par les autres : si nous
proposons aux autres d'évoluer, nous devons, nous-mêmes, nous tenir à l'attitude
que nous demandons aux autres d'avoir. Il ne s'agit pas d'être démagogique
comme le sont trop de politiciens : nous ne demandons pas aux autres d'en
faire plus que nous.
Pour être végétalien, peut-être vaut-il mieux être végétarien avant, pendant
au moins un an ou quelques années, jusqu'à ce que le passage de végétarien à
végétalien soit juste une formalité. Il faut vraiment ressentir ces choses,
il n'y a pas de risques de mourir (à moins de faire n'importe quoi, comme se
nourrir juste de chips, par exemple), mais de s'engager dans une façon d'être
qui n'est pas agréable si on a l'impression de se frustrer (être " frustré "
de ne pas manger de cadavre ?). C'est clair que vis-à-vis de ses relations
avec les autres humains et socialement, ce n'est pas toujours facile. Il
faut que ce soit un acte positif et non une contrainte.
L'enfance et l'adolescence
Lorsqu'on est sous la responsabilité de ses parents et qu'on décide de ne
plus manger de cadavres d'animaux, on se lance dans une lutte avec son
milieu familial pour faire accepter son choix. Si ses parents sont ouverts,
qu'on peut discuter, cela peut se passer facilement. Etre végétarien est
sans risque pour la santé et il existe beaucoup de livres sur l'alimentation
végétarienne. On peut très bien voir ça avec eux et discuter de ses
motivations. Par contre, si ses parents sont un peu bloqués, ça sera plus
difficile. Tout d'abord, il faut comprendre l'attitude de ses parents.
Souvent ils s'inquiètent simplement pour leurs enfants qu'ils considèrent
comme étant en train de se chercher une identité et remettre en cause une
partie des choses qu'ils leur ont appris, sans forcément en comprendre les
raisons, ni savoir que beaucoup d'humains vivent en étant végétariens et
végétaliens. Ils ont testé, durant leur vie, une façon d'être qu'ils
trouvent bonne ou ils en ont tiré des enseignements, alors si vous faites
autre chose que ce qu'ils pensent être bon, il y a un risque, c'est l'inconnu
pour eux. Il y a évidemment les éternels " c'est une secte ", " tu vas
tomber malade ", " tu vas devenir homosexuel ", etc.. C'est un peu inutile d'essayer
de les convaincre, ils ne changeront certainement pas, l'essentiel est que
votre choix soit respecté. Ils ont toujours été dans la position du donneur
d'ordre et il est peu probable qu'ils acceptent facilement de changer de
rôle, de discuter d'égal à égal, c'est pourtant cette position qu'ils
devront adopter un jour ou l'autre car c'est ainsi que leur progéniture
devient autonome. Malheureusement, plus on devient vieux, moins on est
capable de se remettre en cause, surtout pour des idées venant de plus
jeunes qui sont " forcément plus ignorants ", " qui font leur crise ".
Seulement ils oublient que même si en principe le temps permet d'accumuler
des expériences, ce n'est pas obligatoire d'en tirer inévitablement tous les
enseignements qui permettent d'éviter de tourner en rond. Il arrive que des
individus ou des sociétés multiplient les mêmes erreurs sans arriver à
trouver une façon de les éviter, par manque de volonté, par manque de recul,
par oubli ou manque de regard neuf.
Le mieux est probablement de contacter quelqu'un d'extérieur à la famille
qui puisse faire autorité, un diététicien diplômé d'état, un nutritionniste
ou éventuellement un médecin (même si le végétarisme n'est pas une maladie).
Téléphonez, avant, pour connaître leur position sur le végétarisme (regardez
sur un annuaire ou le minitel ou Internet pour trouver leur n° de téléphone
et adresse). En principe, ils ne peuvent pas dire que c'est impossible d'être
végétarien, même si certains chercheront à vous faire peur. C'est à vous
aussi de montrer que c'est quelque chose d'important pour vous. S'ils voient
que vous êtes motivés et que ça peut éviter un conflit stupide entre vos
parents et vous, ils rassureront vos parents. Il existe plusieurs dizaines
de milliers de végétariens de longue date en France, actuellement, et il est
difficile de prétendre qu'il y a un problème au niveau de la santé.
A noter que deux d'entre nous sont devenus végétariens très jeunes, à 4 ans
(Laure) et 6 ans (Joan) quand ils ont fait la relation entre la viande qu'on
leur faisait manger et la tuerie des animaux. Les parents de Laure ont pris
conseil auprès d'un diététicien, diplômé d'état, favorable au végétarisme.
Laure et Joan ont eu la chance d'avoir des parents qui ont plus essayé de
les comprendre et de les soutenir, que de réprimer leur choix.
Après, vous pouvez aussi vous mettre à faire votre propre cuisine, car il n'y
a pas de raison d'attendre que ce soit vos parents qui vous fassent tout
(ils ne seront d'ailleurs pas éternellement là pour le faire à votre place) !
Il faut qu'ils se rendent compte que ce sujet est important pour vous et qu'il
n'y a pas de risque pour votre futur. Dans ce sens, pour que votre choix
passe plus facilement, il vaut mieux que vous continuiez à être " sérieux "
dans vos études et que vous fassiez du sport (courir, faire du vélo, de la
natation, etc.) car ainsi ils auront moins de soucis pour votre survie. S'ils
voient que votre choix ne vous marginalise pas trop et qu'au moins vous êtes
en bonne santé, ils seront rassurés. Et puis il faut être clair : plus vite
vous pourrez être autonome en ayant un job, une bourse d'étude ou en sachant
vous débrouiller, et plus vite vous pourrez faire comme bon vous semble.
Etre végétarien sera plus facilement accepté par vos parents qu'être
végétalien. Alors peut-être vaut-il mieux être végétarien, d'abord, pendant
quelques années, pour que se soit plus facile à vivre. ça ne changera pas
grand chose au sort des animaux que vous soyez végétarien pendant quelques
années avant d'être végétaliens. Le but est de le rester toute sa vie : 2 ou
3 ans sur 60 ans, est court, on s'en rend bien compte en vieillissant.
Le monde du travail
Lorsque viendra le moment de se trouver une source de revenu, sa façon d'être
rendra difficile d'exercer un métier où on a besoin de manger avec des gens
: commercial, avoir des responsabilités impliquent souvent de devoir manger
avec des fournisseurs ou des clients. J'imagine mal à l'heure actuelle (vu
mon expérience personnelle), en France, qu'une entreprise industrielle
classique accepte d'être représentée par un végétalien ou un végétarien qui
donnerait une image incompatible à celle que l'entreprise veut afficher :
une firme qui ne remet pas en cause les traditions culturelles majoritaires
de ses clients. De plus, un végétarien ou un végétalien doit toujours
avertir à l'avance pour l'organisation des repas, ce qui est plus lourd à
gérer. Peut-être que dans des milieux autres que l'industrie mécanique, cela
est plus facilement accepté. Dans tous les cas, c'est déjà bien d'arriver à
trouver un équilibre avec ses collègues de travail. Ceci est un problème
typiquement français car dans d'autres pays, comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne,
le végétarisme et le végétalisme ne posent pas, généralement, de problème d'acceptation.
Par exemple, la firme Motorola (fabricant de composants électroniques)
propose à la cantine d'une de ses branches en Allemagne un menu végétarien,
et un végétalien peut aussi trouver de quoi se nourrir. Pourtant, ce n'est
pas le cas de ses branches en France.
Travailler dans tout ce qui touche à l'alimentation et à l'exploitation
animale, dans l'encadrement d'enfants, le milieu médical, l'éducation, où il
peut y avoir besoin de préparer des repas, des aliments ou des objets
non-végétariens ou non-végétaliens, pourra poser des problèmes. Il n'est
généralement pas accepté qu'un employé refuse de cuisiner et servir des
cadavres d'animaux. On peut toujours essayer de trouver un compromis.
A part en le vivant, il est presque impossible d'imaginer ce que le
végétalisme implique dans sa vie quotidienne.
Je ne parle pas du végétalisme en général à mes collègues de travail, j'estime
que ce n'est pas un lieu de propagande, et puis lorsqu'il faut travailler à
plusieurs, c'est mauvais de rentrer en conflit. J'attends qu'ils m'en
parlent (ce qui finit par arriver car ils voient bien que je ne mange pas
comme eux, par exemple), car je ne veux pas donner l'impression de les
agresser. Je leur dis à ce moment clairement que je ne mange pas de viande
pour ne pas tuer d'animaux, et il s'ensuit les éternelles discussions (même
si c'est répétitif, c'est positif et logique car chacun a à peu près la même
base culturelle, et les mêmes interrogations en découlent). Bien sûr, on
peut ressentir cette situation comme quelque chose qui n'est pas trop
marrant, ni excitant, et plutôt décourageant et frustrant. De plus, cela
peut être assez dur car en étant végétalien, on peut avoir du mal à s'intégrer
aux autres, on reste le " mouton noir ", mais l'évolution culturelle d'une
société est à ce prix et on a au moins le courage de ses opinions.
Je n'accepte de manger à un repas que s'il est possible d'avoir un menu
végétalien pour moi. En prévenant les restaurants à l'avance, ça ne pose pas
trop de difficultés, mais il faut bien prendre soin d'expliquer ce qu'on
peut manger. Ce n'est pas forcément drôle de manger dans un restaurant
omnivore, mais manger végétarien ou végétalien avec des omnivores est
toujours une bonne occasion de parler du sujet, d'autant plus qu'ils voient
bien qu'on peut parfaitement composer un repas sans cadavres d'animaux. Même
si les collègues ne changent pas leur mode de vie et peuvent se moquer de
nous, beaucoup ont du respect de nous voir nous tenir coûte que coûte à
notre choix. Ceux qui faiblissent sont toujours méprisés et discrédités. On
m'a souvent demandé si je faisais parfois des écarts, car certains
connaissaient des " végétariens " qui mangeaient de la viande lorsqu'on les
invitait, et je peux dire qu'ils étaient considérés comme des guignols. En
croyant se faire accepter en faisant des compromis, les " végétariens " ne
font que se discréditer et ne sont pas plus respectés.
Il n'y a pas besoin, en général, de dire à tout le monde qu'on est
végétalien, le " bouche à oreille " marche bien, il suffit de savoir à qui
on le dit. Des fois, pour éviter les a priori, il est peut-être plus facile
de faire ses preuves dans son travail avant d'annoncer son végétalisme, car
ainsi, ils se seront déjà aperçus que vous n'êtes pas quelqu'un de loufoque,
mais quelqu'un de compétant ET végétalien. Il est aussi bien de pouvoir
montrer que physiquement on est autant capable que les autres. C'est
toujours drôle de voir la tête de ses collègues lorsqu'on fait un jogging
avec eux, et qu'on assure autant qu'eux (et même plus, c'est juste une
question d'entraînement). Et c'est toujours plaisant de s'entendre dire que
sa nourriture sent bon : l'odeur de pomme ou d'orange est toujours bien
acceptée. Le plus pratique pour un végétalien est quand même d'amener sa
nourriture : souvent, les seuls aliments acceptables pour un végétalien dans
un self-service sont les crudités, les fruits et le pain. Les plats de
résistance, même ceux de légumes et autres végétaux, peuvent contenir des
graisses animales.
Evidemment, il vaut mieux ne pas parler de son végétalisme lors des
entretiens d'embauche car les gens peuvent avoir des a priori.
La seule façon d'être accepté en temps que végétalien est de se montrer
crédible, dans son attitude et dans son travail. L'idéal est de se montrer
meilleur, plus digne de confiance, plus humble, plus respectueux et
solidaire que les autres. De se tenir en dehors des discussions puériles qui
amènent de faux problèmes. Il faut prouver qu'on vit bien son végétalisme et
qu'on l'assume. Cette assurance finit par venir avec le temps. Lorsqu'on est
jeune et végétalien depuis peu de temps, on n'est pas pris au sérieux, on ne
sait peut-être pas parler de son choix posément aussi, on n'ose pas en
parler ou au contraire on en parle trop. Lorsqu'on peut dire que cela fait
10 années ou plus qu'on ne mange pas de viande, le regard des autres change
et en vous voyant vous tenir à votre choix, ils finissent par l'admettre. Un
équilibre finit par s'instaurer.
Le plus désagréable pour soi, n'est pas de subir l'hostilité des autres, les
moqueries, etc., qui dans le fond ont peu d'importance, mais c'est peut-être
que même lorsqu'une personne que vous trouvez sympa vous propose, pour être
agréable, quelque chose que vous ne pouvez pas accepter (de manger un gâteau
aux oeufs, un sandwich au fromage, manger au resto, un chewing-gum, etc.),
vous devez refuser, ce qui peut mettre mal à l'aise et donner l'impression d'être
quelqu'un d'asocial. Il faut, malheureusement, passer par-là, pour que les
autres, à défaut de devenir végétaliens, sachent que beaucoup d'articles
contiennent des extraits de cadavres ou de sous-produits d'origine animale
et que vous ne l'acceptez pas.
La vie de couple - fonder une famille
Ce n'est pas fini, une fois que vous aurez réussi à rompre la tradition de
la boucherie héritée de vos parents, à vous trouver une place dans la
société qui vous permette de survivre, si vous avez comme projet de fonder
un couple et que vous arrivez à trouver quelqu'un, vous serez confronté à la
possibilité de procréer. Fonder une famille avec quelqu'un de non-végétarien
posera des problèmes pour élever un enfant, autant en être conscient. Déjà
arriver à gérer la relation sans enfant ne doit pas être sans problème :
prise des repas en commun où chacun a son plat, sortie chez des
connaissances, au restaurant, vivre avec quelqu'un n'ayant ni la même
sensibilité, ni le même idéal. Bien sûr, tout le monde peut évoluer, et cela
semble indispensable pour la stabilité du couple. L'idéal reste que les deux
personnes soient végétariennes ou végétaliennes lorsqu'elles décident de
vivre ensemble. C'est aussi à chacun de réfléchir sur les priorités qu'ils
se donnent : végétarisme et végétalisme ou vie de couple à tout prix.
Dans un couple où un des deux n'est pas végétarien ou végétalien, lorsque
naîtra un enfant, se posera le problème de son alimentation. Si l'un veut qu'il
soit végétarien et l'autre omnivore, par exemple, la situation risque d'être
tendue. Peut-être faut-il trouver un compromis, mais lequel ? Une fois de
plus, il faut réfléchir à ce qu'on juge le plus important. Des divorces ont
été dus à de telles situations.
Certains disent qu'on n'a pas le droit d'imposer le végétarisme ou le
végétalisme à ses enfants car ils doivent choisir. La bonne blague ! Qu'ont
fait les personnes qui tiennent ce discours ? Quel choix ont-ils donné à
leurs propres enfants ? Aucun ! Ils ont fait manger à leurs enfants de la
viande. Et ont-ils pris le soin d'expliquer à leurs enfants la relation
entre les animaux tués et la viande ? Surtout pas, ils ont certainement
plutôt tout fait pour la cacher, encore plus si leurs enfants leur ont posé
des questions à ce sujet. Il n'y a aucun choix pour les enfants, chaque
parent, en général, donne à ses enfants la culture qu'il pense être la moins
mauvaise, ce n'est pas plus compliqué, tous font ainsi et il serait d'ailleurs
difficile qu'un bébé, qui ne peut pas s'exprimer et se débrouiller tout
seul, puisse choisir quoi que ce soit.
Il n'est pas risqué d'avoir des enfants végétariens. Même si on n'en compte
pas beaucoup en France actuellement, des familles avec parents et enfants
végétariens de naissance sont trouvables quand même : ceci prouve qu'être
végétarien est un mode de vie valable. Le problème réside juste dans les
relations avec les non-végétariens. Faire manger un enfant végétarien dans
une crèche ou une école, n'est pas toujours accepté, à part pour des raisons
de santé. Si c'est pour des raisons éthiques, les attitudes changent.
Certains parents sont disponibles, soit pour assurer eux-mêmes l'éducation,
soit pour aller chercher leurs enfants pour les repas, soit pour mettre
leurs enfants le plus tard possible à l'école. Certaines familles arrivent à
trouver, en contactant plusieurs écoles, des établissements qui acceptent de
faire un menu spécial. Une famille nous a indiqué avoir dit aux responsables
de l'établissement que leur enfant n'avait jamais mangé de viande, que, de
ce fait, cela pouvait le rendre malade d'en manger car il n'y était pas
habitué, et que s'ils essayaient de lui en faire manger dans leur dos et qu'il
tombait malade ce seraient eux les responsables. D'autres n'ont pas eu de
problèmes particuliers et cela a été, semble-t-il, bien accepté par les
écoles. En fait, dès que les enfants sont suffisamment autonomes pour s'amener
leur repas, le problème est moins critique. Dans d'autres pays comme l'Allemagne,
la Hollande ou le Royaume-Uni, par exemple, le végétarisme est bien plus
accepté qu'en France et ce style de problèmes n'existe pas ou beaucoup
moins.
Par rapport à ses camarades de classe, ça ne sera peut-être pas non plus
facile, il se retrouvera peut-être un peu en marge. Il vaut mieux peut-être
qu'il ne soit pas isolé, qu'il puisse rencontrer d'autres enfants
végétariens, ceci n'est, malheureusement, pas évident, vu le faible
développement de cette façon de vivre. De toute façon, les enfants
comprennent très bien qu'il est injuste de tuer des animaux pour s'en
nourrir et ils sont tout à fait capables de se défendre.
Fonder une famille végétalienne est plus difficile vis à vis de l'institution
scolaire et des autorités médicales françaises car le végétalisme est moins
accepté que le végétarisme. Nous n'avons à ce jour qu'un seul témoignage
fiable de famille végétalienne en France. Il faut dire que le nombre de
végétaliens est tellement faible et réparti sur l'ensemble du territoire,
que statistiquement, pour qu'un couple se forme, les chances sont faibles.
Il n'est de toute façon pas obligatoire d'inscrire son enfant dans une
école, les parents peuvent assurer eux-mêmes son éducation, au moins jusqu'à
ce qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir s'amener sa nourriture. A
moins de trouver un établissement ouvert à cette façon de vivre, ou / et, d'être
soutenu et se regrouper entre familles végétariennes et végétaliennes. Tous
les droits sont donnés à ceux qui veulent tuer (chasseurs, vivisecteurs,
etc.), mais dès que des familles veulent élever leurs enfants hors de cette
barbarie, beaucoup de monde crie au scandale. Dans quelle société vit-on
pour que la morale soit tant inversée ? Ceux qui veulent vivre sans tuer
personne sont toujours montrés du doigt comme s'ils étaient des terroristes.
Les institutions médicales
Il ne fait pas bon non-plus aller dans un hôpital français lorsqu'on est
végétarien ou, encore pire, végétalien. L'association Alliance Végétarienne
a fait un sondage sur 41 hôpitaux de la région parisienne, il en ressort que
seul sept ont pris la peine de répondre et pouvaient, éventuellement, faire
l'effort de composer un repas végétarien. Néanmoins, il semble qu'il vaut
mieux bien leur préciser ce qu'on entend par végétarien car ils incluaient
les animaux marins dans l'alimentation végétarienne ( !). Un seul semblait
pouvoir assurer des repas végétariens très facilement (Centre Hospitalier
Universitaire Bicêtre). Pour les végétaliens, seul trois semblaient
reconnaître cette alimentation (Hôpital Américain de Paris, Hôpital Tenon et
Hôtel-Dieu) et pouvaient au cas par cas fournir un repas. Le plus simple
reste que les patients puissent assurer leurs repas eux-mêmes (en amenant un
petit stock de nourriture ou en ayant quelqu'un qui puisse leur en
apporter).
En étant unis, nous serons plus forts !
Il semble de plus en plus nécessaire pour les végétariens et les végétaliens
de s'unir pour former une association sérieuse, représentative et forte qui
puisse défendre les choix de chaque végétarien et végétalien. Ce n'est pas
en restant isolé dans son coin que nous serons respectés et que notre vie
sera plus facile !
